Le Tchadanthropus Tribune

lundi 6 juin 2011

La mission de l'UE juge imparfaites les élections au Tchad

Les élections législatives qui se sont déroulées en février au Tchad ont été entachées d'imperfections, ont déclaré vendredi les observateurs de l'Union européenne.

La mission dirigée par Louis Michel souligne notamment un manque de formation du personnel électoral et l'utilisation des ressources publiques au bénéfice du parti du président Idriss Déby.

Ce scrutin du 13 février a été largement remporté par le Mouvement patriotique du salut (MPS), qui a obtenu 110 des 188 sièges en jeu. Au lendemain du vote, les observateurs européens avaient dit n'avoir relevé aucune irrégularité destinée à fausser le résultat. Louis Michel a salué vendredi le fait que le Tchad se soit doté d'une commission électorale indépendante (Ceni) mais il a ajouté: "Malheureusement, l'indépendance et la neutralité de la Ceni ne suffisent pas à garantir un scrutin efficace."Le Tchad produit environ 115.000 barils de pétrole par jour mais il demeure l'un des pays les plus pauvres du monde.

Idriss Déby a été réélu à la présidence le 25 avril avec 88,66% des voix lors d'une élection boycottée par ses principaux opposants.

Madjiasra Nasro, Bertrand Boucey pour le service français
Par Reuters

LE FMI ACCABLE LE REGIME DEBY



Dans son dernier rapport, le FMI fait une radioscopie complète de l’état de l’économie tchadienne sans concession et sur un ton ferme plein d’exaspération. L'organisation internationale a fait une revue relativement exhaustive de l’état catastrophique de l’économie tchadienne.
Tout d’abord, il est relevé l’absence de progrès  par rapport au bilan précédent. Le Tchad n’a pu atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE à cause de faibles résultats macroéconomiques et le peu de progrès vers la mise en place de déclencheurs permettant d’améliorer la situation, constate l’institution financière.
Depuis le début de la crise financière qui a touché les pays africains, tous les pays de la zone CEMAC suivant les recommandations des bailleurs de fonds  ont mis en place une politique pour amortir l’incidence de cette crise sur la vie des populations. Ainsi, l’évolution des prix à la consommation a été de 3% au Cameroun, 3 ,5% en RCA, 4,7% au Congo  et 10%  au Tchad ! La plus mauvaise performance de la CEMAC, autrement dit la ménagère tchadienne a fait le constat d’une hausse de 10% sur les produits de première nécessité, la vie est devenue plus chère encore et sa pauvreté s’est accrue ; et avec cela, on nous fait croire que la population a voté massivement pour réélire un homme qui l’a entrainée au fond du puits, rendant chaque jour sa vie plus pénible .
L’objectif avec les recettes pétrolières était de parvenir à réduire la pauvreté des populations. Hélas, souligne le FMI, sans cesse les dépenses publiques de l’Etat sont en hausse constante. C’est ainsi que des recettes pétrolières perçues entre 2000 et 2008, le Tchad en a dépensé plus de 70%, ce qui est excessif. Suivant une comparaison faite sur 28 pays producteurs de pétrole, hormis le Tchad, tous les autres ont réalisé une épargne et gérer de manière raisonnable leurs recettes.
Bien au contraire, le régime Deby s’est illustré par une déficience totale dans la gestion des finances publiques, et le FMI exaspéré, énumère les  graves dérives du régime MPS ; abus dans les procédures de dépenses exceptionnelles et hors budget, marchés de gré à gré abusifs, gestion calamiteuse de la Trésorerie, manque de transparence budgétaire, lacunes profondes dans les normes budgétaires, non respect du cadre budgétaire légal .
Le FMI poursuit en relevant que, malgré l’absence d’accords avec le Tchad pour la mise en place de revue, il y a toutefois des accords de crédits au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté, précisément un montant de 25 millions  DTS a été mis à la disposition de l’Etat tchadien.
Force a été de constater qu’à l’expiration de cet accord  de crédit, le 23 juin 2009, sur un montant de 25 millions DTS, il restait 21 millions DTS qui n’ont pas pu être utilisés par notre pays en raison de multiples carences et dérives constatées. De même, le programme de référence mis en place en février 2009 s’est terminé en octobre 2009 sans conclusion favorable pour le Tchad. En comparaison, fait remarquer le FMI, au Congo, un accord de confirmation a eu lieu et un accord de renouvellement  et une augmentation de crédits a clôturé les engagements du FMI avec ce pays. En citant nommément les deux pays, le FMI démontre très clairement l’incompétence et l’inconscience qui caractérisent les autorités tchadiennes dans leur conduite des affaires économiques du pays en comparaison avec les dirigeants congolais, voire plus généralement avec les autres gouvernants africains. La mal gouvernance est le crédo du régime MPS.
L’institution financière continue : Les indicateurs les mieux connus montrent que la qualité de la gouvernance au Tchad est extrêmement mauvaise. Dès lors, comment  s’étonner que notre pays garde jalousement sa position de dernier du peloton. Dans la zone CEMAC, le taux de croissance a été pour le CAMEROUN de 3,5%, le Congo de 5,2%, la RCA est de 2,1%, tandis que le Tchad stagnait à 0,8% en fin 2008 ; avec un taux d’inflation de 10 % actuellement, il est difficile d’imaginer la moindre amélioration.
Les dépenses publiques en 2009-2010 ont littéralement explosé, l’épargne pétrolière a été consommée et le Tchad a eu recours à deux gros emprunts non concessionnels. C’est dire que la dette publique s’est envolée.
Ainsi, malgré l’absence de rebellions, le régime Deby  a dépensé en 2010 plus de 300 milliards pour les dépenses militaires, les salaires des militaires représentent 34,5% de la masse salariale de l’Etat, bien au dessus de la norme de 20%  préconisée.
Le FMI a analysé et relevé le climat délétère des affaires au Tchad, où la gouvernance est extrêmement mauvaise, où les entreprises sont victimes d’harcèlement fiscal incessant, mais aussi  doivent faire face à une concurrence par la fraude, entre autres, dans le secteur sucre ; de plus elles doivent subir les ingérences tous azimuts de l’Etat, exemple dans le secteur  des Télécoms.
 Les fonctionnaires sont des prédateurs. Quant à la justice Tchadienne, le FMI la juge totalement inefficace, et avec un système inadéquat pour l’application des contrats et pour résoudre les conflits qui en découlent. Le FMI fait remarquer que le Tchad est l’un des rares pays où les représentants du secteur privé maintiennent leurs dépôts bancaires au niveau minimum par crainte de toutes sortes d’abus.
Quant au commerce extérieur tchadien, le FMI estime qu’il y a des obstacles sérieux  car la production alimentaire et agricole ne respecte pas les normes sanitaires et phytosanitaires, et par conséquent, il est impossible que les produits soient exportés sur le marché international.
Le FMI a passé au crible la douane Tchadienne placée entre les mains de la sœur de Deby, la dénommée Haiga Deby. Grand effarement du FMI. Le Tchad a deux  principaux couloirs de transit, le Cameroun et le Nigéria. Dans le passé, l’administration des douanes tchadiennes avait une collaboration régulière avec les administrations camerounaise et nigériane, eh bien c’est désormais de l’histoire ancienne, le management de Haiga a mis fin à cette collaboration avec les autorités des pays de passage de toutes les marchandises importées ou exportées du Tchad.  Ainsi, sous le MPS, la douane est devenue totalement contreproductive pour l’Etat Tchadien,   mais pas pour Haiga qui, chaque soir, rafle les recettes douanières et les transporte dans des sacs de jute chez elle et/ou à la Présidence.
Pour bien illustrer la situation, le FMI a donné des exemples parlants : 38% des billets de FCFA émis pour le compte du Tchad circulent au Cameroun contre seulement 10 % des billets camerounais au Tchad. Constatons l’ampleur du déséquilibre. La douane au Tchad, poursuit le FMI ne respecte aucune norme internationale, elle délivre des exonérations arbitraires, elle perçoit des paiements irréguliers, elle autorise même la contrebande, impose des formalités sans fin, multiple les tracasseries et n’observe pas les règles les plus élémentaires. HAIGA SCHOOL OF MANAGEMENT.
Le Forum Economique Mondial et le FMI ont procédé pour l’année 2009-2010 à l’établissement d’un indice mondial de compétitivité où le Tchad est très mal classé en matière  d’infrastructures, d’enseignement supérieur, de santé  de gouvernance… Notre pays, dans tous ces domaines, est dernier, le dernier des derniers, 133ème rang sur 133 pays passés à la loupe.
Le FMI souligne, à bout de nerfs, qu’il est impératif que des ressources suffisantes pour les dépenses de fonctionnement soient assurées dans les secteurs de la santé, de l’éducation pour assurer la mise en service d’écoles , d’hôpitaux, de centres de santé construits ou en construction. Tout simplement inimaginable ! Ainsi donc, on construit routes, hôpitaux et écoles qui demeurent vides, sans équipement, sans personnel et sans moyens financiers pour les faire fonctionner.
21 années de pouvoir pour se faire administrer une telle leçon, c’est vraiment à en mourir de honte, car le FMI dit simplement : Vous n’avez toujours pas compris qu’un hôpital a pour vocation de prodiguer des soins à une population, une école est sensée dispenser un enseignement à des élèves, voilà pourquoi faute de l’avoir compris, ou faute de travailler effectivement  à cela, vous êtes toujours les derniers ! Un hôpital qui ne fonctionne pas, une école dans laquelle sont parqués des moutons ne sont pas comptabilisés comme des réalisations qui vous font grimper dans l’échelle des indices. Comprendront-ils enfin ?
Le FMI s’est aussi penché sur la STEE, avec un taux d’accès à l’électricité de 2 à 3% de la population. Sa capacité de production est de 34 mégawatts mais celle-ci chute à 20 mégawatts dès que les machines de l’approvisionnement en eau se remettent à tourner. Ce qui fait qu’à part quelques bâtiments, la capitale n’a pas d’eau ni d’électricité. Les ménages qui ont les moyens sont devenus, à grands frais, des producteurs d’électricité, constate le FMI. La STEE devrait être auditée car une très mauvaise gestion, une pratique systématique des marchés de gré à gré pour son approvisionnement, des créances douteuses très importantes (les gens du pouvoir) et un faible niveau de recouvrement sont les maux qui la gangrènent et qui font perdurer la souffrance des populations. Le FMI doute que la solution soit trouvée dans le lancement de la nouvelle raffinerie. Pourquoi ?
Tout simplement par l’absence d’effort pour assainir l’économie du pays, mais aussi, relève-t-il par les dérapages importants, par le non respect des procédures budgétaires, par l’absence de suivi dans l’exécution du budget proprement dit. De même, poursuit le FMI, au Tchad, on peut lancer des projets d’investissement sans crédit budgétaire préexistant (ce sont les mille et une promesses fantaisistes de Deby à Ati, Moundou et Faya etc..).
L’institution financière attire l’attention sur les risques de pénuries alimentaires susceptibles de menacer 18% de la population soit 2 millions de personnes. L’année dernière, le gouvernement avait réagi et avait annoncé l’achat d’urgence de 33.000 tonnes de céréales à l’étranger pour faire face à la famine mais les institutions internationales ont constaté que le gouvernement n’avait pas respecté ses engagements et seules 13.000 Tonnes ont été achetées ; il en manquait donc 20 000 tonnes. Le gouvernement Tchadien a, par son attitude irresponsable face aux pénuries alimentaires, conforté les institutions internationales sur  sa totale incompétence à prendre en charge les besoins essentiels de ses populations. C’est bien pour cette raison aussi, ils sont toujours les derniers.
Voilà résumée la réalité de la situation économique du Tchad sous la direction de Deby et sa clique de béni-oui-oui. Voilà clairement établi, secteur par secteur, le bilan effroyable et triste d’un pays doté de tant de ressources et qui, par un accident de l’histoire, est aujourd’hui en train d’être littéralement dépecé par une bande de rapaces, comme diraient certains. Tous les objectifs annoncés avec l’ère pétrolière ont échoué, pire la situation ne cesse de se dégrader. Adoum Younousmi a annoncé - gonflé à bloc par les milliards qu’il a détournés - que le Tchad a dépensé 1000 milliards pour faire des infrastructures, oubliant de nous dire que celles-ci ne fonctionnent pas. C’est pourquoi, même sur ce point, le régime MPS est dernier ; en dépit de la grossière propagande qu’on entend quotidiennement  sur les médias tchadiens de la bouche des caïds du MPS. Tout le monde sait qu’un important détournement des ressources affectées aux infrastructures permet au pouvoir de servir le clan et sa clientèle politique. Depuis plus de trois mois, la capitale d’un Etat  pétrolier n’a pas d’eau, ni d’électricité ; la nappe phréatique de la région de  Ndjamena est désormais polluée par les importantes infiltrations des eaux usées  dégoulinant  des fosses septiques construites hors normes.  De plus, les constructions de routes et les démolitions de maisons n’ont guère arrangé les choses, bien au contraire,  de nombreux tuyaux et voies de canalisations ont été détruits et non refaits. A cela, il faut ajouter les branchements anarchiques, et là aussi hors normes,  des villas à 32 chambres de l’élite au pouvoir. Un expert de l’OMS  nous a expliqué que l’eau qui sort du robinet à Ndjamena ne répond pas aux normes requises par l’OMS, mais que les responsables s’en foutent dans ce pays malgré les nombreuses remarques  qui leur ont été adressées. Comment s’étonner que depuis un certain temps, les hospitalisations de nourrissons soient en hausse constante pour des diarrhées et des problèmes d’intoxication. 
Récemment, plusieurs diplomates ont plié bagages avec leurs familles, n’en pouvant plus de vivre un pareil calvaire, et les raisons de leur départ n’ont, en aucun cas, été dissimulées. Ndjamena, la « vitrine de l’Afrique Centrale », ou, « le paradis sur terre » selon Deby,  est plutôt un enfer au quotidien.
Le désastre économique aujourd’hui exposé au grand jour par une voix on ne peut plus autorisée, s’est ajoutée la chienlit  politique caractérisée par la fraude institutionnalisée lors des élections législatives et présidentielles.
Les responsables politiques du parti au pouvoir et leurs alliés n’en ont cure. Leur incompétence notoire, leur cécité politique n’a d’égal que leur désir insatiable dans le pillage du pays. Réalisez à quel point les gens du MPS sont sans états d’âme et sont prêts à  entrainer le Tchad dans des aventures incroyables ; on a ainsi entendu à la télé-MPS , 2 piliers du régime Deby dire « actuellement nous pouvons songer à quitter la zone CFA et créer  notre propre monnaie en nous appuyant sur la Libye, ce pays souverain, fort, puissant ,riche et qui n’a rien à foutre de la France et des Etats Unis !» . 
Idriss Deby a apporté la Liberté au peuple tchadien, entend-on de la part des caciques du régime. Affirmation délirante  tenue dans le confort douillet de la télé-MPS,  et sans aucune liberté de contradiction. Drôle de liberté !
Idriss Deby vous a donné la liberté de vous enrichir de manière scandaleuse, de posséder des quartiers entiers, de monter des affaires juteuses, de profiter des crédits octroyés  abusivement et contribuant à gonfler les créances douteuses dénoncées plus haut par le FMI. Il vous a donné la liberté de squatter les médias d’Etat et servir votre blabla que personne n’écoute puisque tout le monde est branché sur les télévisions étrangères.
Notre pays, le Tchad, sous votre « expertise », est à terre. Le sommet du G8 vient de vous administrer  une grosse gifle diplomatique en excluant Idriss Deby du banquet des Présidents élus démocratiquement et de manière transparente. Le Niger et la Guinée ont fait mieux que le Tchad sur le plan politique. La RCA, le Cameroun et toute la zone CEMAC ont fait mieux que vous  sur le plan économique. Le Mali, le Burkina n’ont pas de pétrole et pourtant leurs populations ne sont pas privées d’eau et d’électricité pendant plus de 3 mois. Idriss Deby vous a donné la liberté de détourner massivement les deniers publics pour aller vous soigner à l’étranger, notamment à l’hôpital américain de Paris, pendant que les mamans tchadiennes sont obligées d’utiliser une eau polluée pour l’alimentation de leurs enfants.  Idriss Deby vous a donné la liberté d’acheter avec l’argent volé des voitures à plus de 100.000 Euros et de porter des chemises griffées à vos initiales à 2.000 Euros pièce.
L’histoire du Tchad retiendra que Tombalbaye, premier président du Tchad a eu la responsabilité de mettre sur pied l’administration et l’Etat tchadien et ce pendant 18 ans. Hissein Habré a défendu l’intégrité territoriale  et la souveraineté du Tchad et reconstruit le pays après les différentes guerres; le point de vue de la Banque Mondiale et du FMI sur sa gestion économique du Tchad est toujours disponible et parle de lui-même.
Le régime MPS avec Deby  a provoqué la faillite totale de l’économie tchadienne comme en attestent tous les indicateurs  publiés ces derniers mois. Le Tchad est dernier, en ce qui concerne la santé, l’enseignement supérieur, les infrastructures, la gouvernance. Faillite politique  aussi  avec un processus électoral décrédibilisé et une farce démocratique aujourd’hui sanctionnée au grand jour dans un forum mondial comme le G8.
Faillite d’un homme, Idriss Deby présenté par ses griots comme un homme « visionnaire », décidemment les mots n’ont pas le même sens au Tchad, tout  comme d’ailleurs l’orthodoxie financière et ses principes élémentaires selon les termes très ironiques du FMI. Faillite d’un système qui a transformé les fonctionnaires tchadiens en prédateurs, et qui a érigé une philosophie spécieuse, celle de la génération Deby qui se résume selon le mot plein de sincérité d’un grand ponte du MPS : « On s’en fout, on en profite au maximum ».
En atteste encore la grande fête organisée pour célébrer la victoire de Deby. Pince sans rire tout le monde a applaudi avec cynisme et opportunisme le candidat Deby qui a gagné partout. Avions nous tort de parler d’un Etat FOYDA (anarchique et sans repères) ? L’état de l’économie tchadienne tel que l’a dressé le FMI  sans concession  aucune, démontre que notre pays a touché le fond ; le Tchad est au fond du puits, il est à l’agonie. Voilà le bilan d’un certain Idriss Deby !
Un dernier mot, aucune autorité tchadienne n’a pu se présenter pour défendre le bilan du gouvernement de Deby devant l’institution financière  qu’est le FMI, et pour répondre aux questions et interpellations concernant le Tchad. Un fonctionnaire international étranger l’a fait au nom des autorités tchadiennes. Ils ont tous fui et rasé les murs, prédateurs (comme les a si bien nommés le FMI)  parfaitement conscients de la mise à sac de l’économie de leur pays et sans aucune compassion pour leurs populations toujours plus pauvres et prises en otage par un satanique accident de l’histoire nommé Idriss Deby.
La rédaction de Zoomtchad.

Les dommages collatéraux de mercenariat du système Deby.

On opprime les peuples et blesser son amour-propre ; quand un corps est atteint, il se désagrège.  Oui nous réitérons notre appel de « Deby doit partir » et cet appel est adressé aux protecteurs du tyran Deby, ceux là qui pérennisent les souffrances du peuple tchadien et celui de la Centre-Afrique.  Ceux là qui ont armé Deby et qui l’arme encore à  massacrant son peuple. Et allumer le feu un peu partout en Afrique. À quoi ils s’attendaient ses parrains en l’équipant des armes et en  formant ses hommes ?

Une armée avec un élan clanique et une idéologie mercantiliste, qui a semé la désolation  y’a quelques années au : Togo, RDC, Congo, RCA. Et tout recensement au Nigeria avec son ami le gouverneur de Maiduguri un certain SAS. Deby,  a armé le bokoharam   et ainsi créé un conflit confessionnel sanglant dans ce pays paisible. ‘’Les dommages collatéraux ‘’ les Tchadiens vivants dans ce pays ont été invectivés, stigmatisés, ciblés et pourchassés, tués, pillés, violés et persécutés. Beaucoup ont regagné le bercail démuni et n’avoir aucune assistance des autorités de N’Djamena.

En Libye ou presque toute la communauté internationale exige le départ de Gadhafi et soutien le combat d’un peuple qui subit une implacable dictature de 40 ans.  Le bob Denard tchadien Deby  envoi son armée mercantiliste comme il en a l’habitude de le faire ; de tuer des Libyens dans leur propre pays.Parce qu’ils (libyens) ont simplement dit, on en a marre d’une  injuste sociale, d’un pouvoir dictatorial et monarchique et ont demandé la liberté et la justice sociale. Des vocabulaires que Deby ignore et veux sauver son parrain et assurer son pouvoir acquis par les armes et conserver par celles-ci. Le monde est conscient de l’incrédibilité des élections organisées depuis toujours au Tchad, toutes  étaient préfabriquées dans des officines.  Ces officines abusent de la société civile et façonnent certains en créant des bureaux de soutien (220) en les orientant à leur guise, de jouer le jeu et accepter ces mascarades  électorales.

En revenant sur la Libye  nous pouvons dire  ‘’les dommages collatéraux’’ les Tchadiens ont subi dans les deux camps, stigmatisation, invective, persécution, beaucoup ont quitté la Libye sans rien, après des décennies de labeur. Piégés au niveau des frontières sans qu’ils puissent être secourus par les autorités compétentes. Et pour ceux qui ont pu regagner, le bercail n’a reçu aucun soutien des autorités de N’Djamena. Il est à noter aussi le rôle qu’a joué l’ambassadeur du Tchad à Tripoli Mr Daoussa DEBY frère du président dans l’enrôlement des tchadiens pour le service de Gadhafi.

En Centre-Afrique, tout dernièrement des concitoyens  vivants  dans ce pays depuis des décennies en paix et bonne entente avec les frères  centrafricains, viennent de payer cash des ‘’dommages collatéraux’’   du système hégémonique de Deby.

Nous dénonçons ces actes d’exaction, cette stigmatisation et cette invective contre nos concitoyens vivants sur le sol centrafricain. Et nous la condamnons avec la plus grande fermeté. Nous mettons Mr Bozizé face à ses responsabilités, car il est l’autre face de la pièce de Deby. Et nous appelons nos amis centrafricains à la retenue et à user de leur pouvoir pour apaiser ce climat délétère et protéger les tchadiens  qui sont chez eux. Car nous menons le même combat, Deby c’est Bozizé et Bozizé c’est Deby.

Personne ne peut accepter l’annexion de son pays par une force étrangère et nous sommes bien placés de le dire. Oui depuis que Deby a installé Bozizé au pouvoir ses hommes se croyaient sur un terrain conquis, oui ces hommes qui  protègent Bozizé sont des Tchadiens et ceux-là se prennent pour des «libérateurs » et abusent de leur pouvoir en commettant des exactions. Et cela a créé un sentiment anti-tchadien dans ce pays frère. Nous disons à nos frères centrafricains  que nous condamnons ces actes barbares causés chaque  jour par ces égarés. Nous rendons condoléances aux disparus et nous compatissons vos douleurs. Et nous demandons de faire la part des choses et de situer les responsabilités.
 
Pour votre information nous avons connus cette annexion de temps moderne. Deby en se prenant pour libérateur a drainé avec lui des mercenaires Darfouris qui ont semé la terreur au Tchad en cette période de 1990. Ces mercenaires ont pillé, tué, méprisé et ceci a créé une frustration et de haine envers ce groupe, mais tous ne sont pas coupables. Parmi eux beaucoup pullulent encore dans l’administration tchadienne et le moment viendra où ils seront jugés pour les actes commis.
  
Donc, nous combattons le même mal cher frère centrafricain, alors donnons nous la main pour en finir avec ces régimes  qui ne sont pas des régimes issus de la volonté populaire.
 
Chers compatriotes notre faiblesse réside dans notre indifférence et notre fatalité, n’est-il pas temps de réagir ensemble pour raccourcir la souffrance de notre peuple et celle de nos voisins ?

Les valets de Deby ont perdu le sens de la morale et  de la mesure, avec un esprit d’analyse défectueux, si non  comment nier le fait que le Tchad est dernier de peloton. L’analyse de la prestation d’un gouvernement se fait à partir des chiffres. Ce que le FMI et ses organes ont donné et des pourcentages relatifs à la pauvreté, à l’enseignement à la corruption. Bref, à l’état du peuple tout entier et cette mascarade d’élection que Deby vient de gagner. Deby prends le pouvoir par les armes, le garde par les armes  et refuses de partir par les urnes que faire? 

Le peuple vaincra.
Vive le Tchad.
Abakar ASSILECK HALATA

Idriss Deby Itno utilise la ruse pour duper les Tchadiens et la communauté internationale.

Sentant la fin imminente du règne sanguinaire de son parrain compère, inquiet de perdre le soutien du gouvernement français en raison de son mépris aux résolutions de l'O. N. U et de la France, Idriss Deby procède à la diversion, pour berner comme à l’accoutumée, et dit que le prochain quinquennat serait son dernier mandat. Qui Idriss Deby entend tromper encore  ?  Certainement cette opinion internationale qu'il a pu berner pendant plus de vingt ans. En tout cas, il sait mieux que quiconque que les Tchadiens ont cessé de croire à ses boniments  il y a très longtemps, que le Peuple du Tchad  n'est plus sa risée. Mais le tyranneau tchadien , se croyant toujours aussi rusé qu’il y a vingt ans , pense pouvoir perpétuer son règne sanguinaire par des boniments de l'espèce , le mensonge et autre astuce du genre . Les Tchadiens ne sont plus dupes, mais ils souhaitent que l'opinion internationale ne soit pas dupée la énième fois.

Tension encore montée d'un cran à Bangui : des soldats tchadiens auraient tué deux Centrafricains civils à deux pas de chez Bozizé

Bangui, 4 juin (C.A.P) - Deux soldats de l'armée tchadienne auraient abattu à bout portant cet après midi de samedi deux civils centrafricains au niveau du PK 12, à 200 mètres de la résidence de Bozizé. 
 
Les jeunes centrafricains en colère, ont érigé plusieurs barrières depuis le camp du RDOT (PK 11) jusqu'à l'entrée de Sassara,  résidence présidentielle de Bozizé et  celle de son fils qui n'est autre que le ministre délégué à la défense, Jean Francis Bozizé. La tension déjà élevée dans la capitale depuis le début de la semaine au sujet du double homicide d'enfants par un musulman tchadien au Km 5, est encore montée d'un cran.
 
Malgré les nombreux appels au calme et les conclusions des entretiens bilatéraux de haut niveau entre les autorités de Bangui et celles de N'djaména qui a dépêché exprès une délégation à Bangui conduite par le ministre de la défense, les passions ne se sont visiblement pas calmées de part et d'autre.
 
Seuls les jours à venir nous dirons sur quoi va déboucher cette crise de violence qui met rudement à l'épreuve la capacité des autorités de Bangui à gérer les affaires du pays tout en ayant des relations de bon entente avec le puissant voisin du nord.

Soudan: Khartoum rejette un appel de l'ONU à retirer ses troupes d'Abyei

Le ministre soudanais des Affaire étrangères Ali Karti a rejeté l'appel du Conseil de sécurité de l'ONU qui exige de Khartoum qu'il retire ses troupes d'Abyei et mette fin aux pillages et aux attaques dans cette région disputée entre le Nord et le Sud-Soudan.

"Le Soudan n'a pas besoin qu'on lui demande de retirer ses troupes d'Abyei car son armée se trouve dans un territoire soudanais", a dit M. karti dans une déclaration publiée tard samedi soir par l'agence officielle Suna.
"L'armée est entrée dans cette région pour assurer la sécurité après des violations commises par d'autres parties", a dit le ministre en référence au Mouvement populaire de libération du Soudan, au pouvoir au Sud.
M. karti qui s'exprimait à l'issue d'un entretien avec son homologue égyptien Nabil al-Arabi, a affirmé que les Forces armées du Soudan (SAF) resteront à Abyei jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé.

Dans une déclaration vendredi, les 15 membres du Conseil de sécurité ont qualifié les opérations militaires du gouvernement de Khartoum à Abyei de "violation grave" de l'accord de paix conclu avec le Sud-Soudan en 2005, qui a mis fin à plus de deux décennies de guerre civile.

"Le Conseil exige que le gouvernement soudanais se retire immédiatement de la région d'Abyei", selon cette déclaration. "Le Conseil appelle les forces armées soudanaises à mettre un terme immédiat à l'ensemble des pillages, incendies et déplacements forcés de population".

Les troupes du gouvernement de Khartoum se sont emparées d'Abyei, à la frontière du Sud-Soudan, le 21 mai et on rasé une partie de la ville, provoquant une escalade des tensions avec le Sud-Soudan, qui doit déclarer formellement son indépendance le 9 juillet. Les Nations unies estiment qu'environ 60. 000 personnes ont fui la région vers le Sud-Soudan.

Le président soudanais Omar el-Béchir a déjà rejeté des appels des Etats-Unis et de l'Union européenne à retirer ses troupes d'Abyei. La Russie, la Chine et trois pays africains ont rejoint les Occidentaux pour soutenir la déclaration du Conseil de sécurité.

Tchad: le scandale des produits pharmaceutiques périmés

Roy Wakim insiste d’éviter la péremption des produits pharmaceutiques. Il ne sera pas question de l’avis de Roy. W que FM débloque des sous pour des produits périmés. Si, ajoute-t-il le Tchad veut utiliser le fonds octroyé par le F.M, il doit respecter les clauses du partenariat. Dans ses reproches, le chef de mission sortant appelle ouvertement à une solution rapide et optimale à ce problème qu’il juge dangereux.

Le Haut Conseil National Constitutif HCNC a tenu sa 5ème session spéciale au ministère des Relations extérieures le 19 mai dernier. Cette session vise à jeter un regard rétrospectif et faire l’état des lieux et voir comment appliquer la feuille de route adoptée courant du mois passé. Il est à souligner qu’au cours de cette session plusieurs observations on été faites à cette organisation surtout dans la gestion du Fonds Mondial alloué à ladite organisation. Le chef de mission sortant M. Roy Wakim a fait remarquer que la gestion au niveau de l’UNAD a été très mal faite. Pour lui, les produits pharmaceutiques destinés aux personnes malades de Sida étaient même périmés, il demande cette fois-ci aux responsables d’éviter cette erreur.

M. Roy Wakim insiste d’éviter la péremption des produits pharmaceutiques. Il ne sera pas question de l’avis de Roy. W que FM débloque des sous pour des produits périmés. Si, ajoute-t-il le Tchad veut utiliser le fonds octroyé par le F.M, il doit respecter les clauses du partenariat. Dans ses reproches, le chef de mission sortant appelle ouvertement à une solution rapide et optimale à ce problème qu’il juge dangereux.

Pour sa part, le vice président Gabdoubé Ladiba reconnaît cette faille et rassure à son partenaire que son institution va appliquer à la lettre la feuille de route qui venait d’être adoptée. Dans son discours de BYE BYE à M Roy, Gabdoubé a salué vaillamment les prestations du chef de mission. Pour lui, ce gestionnaire du FM a pu gérer dans la transparence leur portefeuille au moment le plus difficile surtout dans les négociations pour la levée de la suspension et le démarrage difficile des subventions obtenues. Le vice président a ensuite sollicité un plaidoyer ardent à l’endroit de FM au regard de multiples difficultés qu’ont connues les principaux récipiendaires de cette subvention. Selon lui, le contrat constitue de risque de perdre une partie de milliards de CFA de la subvention de la phase 1 VIH Round8. Son inquiétude est que sans nul doute cette situation aura de répercussions à l’accès à la phase du 8Round se chiffrant à 22 milliards de CFA. Cette raison a amené le HCNC à établir une feuille de route et sa mise en œuvre pour permettre au FM d’apprécier la requête pour la prolongation afin d’absorber les fonds mis à la disposition du système de santé.

Curieusement, aucune sanction n’a eu lieu à l’endroit des responsables de cette faille. Pourtant, le vice président HCNC a reconnu publiquement sans sourciller que certains produits pharmaceutiques destinés aux personnes malades de Sida étaient bien périmés. Mais au pays de « C’est normal », on ne sanctionne pas ces genres des erreurs. Ailleurs, une telle gave aurait fait un tapage médiatique et politique.