Le Tchadanthropus Tribune

dimanche 10 juillet 2011

Le Sénégal revient sur sa décision d'extrader Habré

Le Sénégal a suspendu la mesure d'expulsion, prévue lundi, de l'ancien président tchadien Hissène Habré. Clément Abaitoufa, président de l'Association des victimes des crimes du régime de Hissène Habré (AVCRHH), a réagi pour FranceSoir.fr à cette annonce.
 
Le Sénégal a suspendu la mesure d'expulsion, prévue lundi, de l'ancien président tchadien Hissène Habré à la suite de l'opposition de l'ONU, a déclaré dimanche le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Madické Niang. « Le Sénégal a décidé de suspendra la mesure d'expulsion contre Hissène Habré », a déclaré Madické Niang dans une intervention rentransmise à la radio-télévision nationale RTS. Il a ajouté que son pays allait engager « des consultations » avec l'ONU et l'Union européenne pour « trouver une solution ».
« Seule la Belgique peut assurer un procès »

En réaction à cette annonce,  Clément Abaitoufa, président de l'Association des victimes des crimes du régime de Hissène Habré (AVCRHH) a réagi pour FranceSoir.fr. Pour lui, « c'est une question de logique ». Il estime que le président sénégalais Abdoulaye Wade avait pris initialement la décision de l'extradition au Tchad sous le coup de « la pression » et de « la passion », loin, dit-il, « du droit ». « Le Sénégal doit l'extrader ou le juger comme il s'était engagé à le faire. Mais surtout pas au Tchad ! Tout sauf ça. Les gens qui sont aux postes et aux responsabilités aujourd'hui le sont depuis la présidence de Hissène Habré (1982-1990, NDLR). Qui va assurer sa sécurité ? Nous, victimes, n'avons pas confiance en notre justice », poursuit Clément Abaitoufa.
 
« Nous voulons qu'il y ait un procès pour honorer la mémoire des victimes et connaître la vérité. Nous voulions que le Sénégal le juge au nom de la fierté africaine. Mais qu'a fait le Sénégal pendant 11 ans ? Pourquoi Wade n'a rien fait ? Qu'est-ce qui lie Hissène Habré à Abdoulaye Wade ? » A ces questions le président de l'association représentante des victimes du régime tchadien évoque l'influence des confréries religieuses au Sénégal. « Avec l'argent volé au Tchad à son départ en 1990, Hissène Habré, a acheté le soutien et la protection de ces confréries. » Cette protection semble peu à peu s'étioler au point que l'hypothèse d'un procès en Belgique, souhaité par l'association, devient de plus en plus plausible. « C'est notre souhait, seule la Belgique peut assurer un procès équitable et juste » achève Clément Abaitoufa.
 
« Une violation du droit international »
La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, avait appelé dimanche le Sénégal à revoir sa décision de renvoyer l'ex-président tchadien dans son pays, prévenant que cette extradition pourrait constituer « une violation du droit international ». Le Sénégal avait annoncé vendredi qu'il avait décider de renvoyer lundi à N'Djaména Hissène Habré, exilé à Dakar depuis sa chute en 1990 et poursuivi pour crimes contre l'humanité pendant ses huit ans de pouvoir. Dakar avait dit vouloir se conformer à la demande de l'Union africaine (UA) de « le juger ou l'extrader ».

Tchad : Trois erreurs majeures du régime Deby : le Sud Soudan, la Libye et l’affaire Hissein Habré

Outre l’asservissement du peuple du Tchad, le régime du président Deby a commis trois erreurs politiques majeurs qui risquent de l’emporter avant la fin du pseudo mandat actuel de Deby.

Première erreur : Le jeune Etat Sud Soudan. En affirmant et martelant partout que l’indépendance du Sud Soudan constitue un danger pour la sous-région, le président Deby va l’encontre de l’histoire, des principes des Nations Unies dont son pays est membre, de l’opinion du peuple soudanais et son gouvernement ainsi que des aspirations légitimes des populations du sud soudan. L’indépendance du Sud Soudan reconnue dans le monde entier montre à suffisance que le régime Deby est souvent à contre courant de l’histoire et il a intérêt à mieux collaborer avec son nouveau voisin que de jouer aux pompiers pyromanes. L’exemple du Nigeria devrait servir un cas d’école pour le régime Deby. Présent à Juba, le président nigérian Goodluck Jonathan a salué "une aube nouvelle" pour le peuple d'une nouvelle nation, à qui il a promis le soutien et l'aide de son pays. Certains vous diront qu’il faut comprendre les inquiétudes du régime Deby qui pense très puissant en termes des moyens financiers et militaires pour tenir en laisse le peuple tchadien encore longtemps. Mais avec l’indépendance du sud soudan, une autre variable entre en jeu et qui ne peut qu’affaiblir le régime de Deby et voire même contribuer à une chute proche du régime Deby qui a tant fait du mal au peuple tchadien. L’avenir proche nous édifiera. Deby dégage ! le peuple tchadien en a assez des tueries, de l’impunité et des injustices du régime MPS à tout bout de champ.

Deuxième erreur : La Libye. En prenant une position contre les aspirations du peuple libyen et en soutenant jusqu’au bout le régime sanguinaire de Kadhafi, le régime Deby est encore à contre courant de l’histoire. S’éloigner des aspirations des peuples pour soutenir un système qui réprime et tue des innocents n’est pas la bonne manière de faire de la politique. En 20 ans de règne, on se demande quelles expériences le régime Deby possède quand on voit ses agissements incohérents et contre productifs. Sur ce dossier libyen, comme beaucoup d’analystes le disent, le régime Deby perdra beaucoup et s’affaiblira. C’est une question de temps. Et le temps joue contre le régime Deby. Quelque chose est entrain de changer en Libye. c’est une évidence, et la page d’une ère bien sombre est entrain d’être tournée. C’est une nouvelle configuration dans la région qui rabattra toutes les cartes. Et le régime de Deby paniqué parle, parle et parle encore de menace des islamistes qui sont en possession des missiles anti-aériens. On avait vu ailleurs de telles gesticulations. quand un régime est acculé, il invente des ennemis d toutes sortes ; et le plus facile c’est le terrain islamiste. Là encore le Tchad de Deby est à contre courant de l’histoire.

Troisième erreur : La décision de faire juger l’ex président tchadien Hissein Habré au Tchad. Le régime actuel du Tchad n’a ni l’expertise, ni les compétences de faire juger l’ex président tchadien dans son pays. Se bomber les torses pour dire capable de juger Habré chez lui par le régime actuel du Tchad, renvoi à une plaisanterie de mauvais goût. D’abord pour juger un tel personnage, il faut que le régime obéit à un certain nombre des critères. Sur le plan de la légitimité démocratique, tout le monde sait que ce régime de Deby ne répond pas à ce critère. Sur le plan de la justice, tout le monde sait que la justice tchadienne est aux ordres du président Deby et de son clan. Il suffit de regarder les atrocités et drames impunies commises par les proches du régime pour s’en convaincre. Un autre exemple non moins anecdotique, l’affaire Arche de Zoé ou la justice tchadienne a été complètement disqualifié. On se souvient du fameux déclaration du président Sarkozy : j’irais les chercher (les français) quoi qu’ils aient fait. Il est allé effectivement les chercher humiliant au passage non seulement le régime de Deby, ce qui est tout à faut normal, mais surtout le Tchad et son peuple. Prétendre juger Hissein Habré au Tchad de Deby, c’est offrir une viande dans la gueule du loup. Quand on sait aussi que les bourreaux d’hier exercent au su et au vu de tout le monde,

des hautes fonctions étatiques dans le régime actuel du Tchad. On se souvient aussi du septembre noir ou Deby (Chef d’état major de Habré) avait mené une répression féroce contre les populations du Sud ou femmes, enfants, vieillards furent exécutés terriblement et des villages entiers rasés de la carte. Pour qu’une vraie justice se fasse, il est fondamental de la faire sur un terrain neutre ou avec un régime tchadien issue d’une légitimité populaire et respectueux des droits de l’homme. Il me paraît pertinent que l’union africaine devrait prendre ses responsabilités, si non, transférer Hissein Habré au tribunal pénal international serait la meilleure formule pour rendre justice aux victimes. Ici aussi, le régime de Deby est à contre courant de l’histoire.

Que le régime de Deby s’allie avec n’importe qui pour conserver le pouvoir, la fin du régime est inéluctable. Au nom de la justice humaine et des convictions des hommes intègres, le Tchad de l’après Deby devrait intégrer et faire appliquer les points suivants : l’établissement d’une justice équitable, la défense de la vie, la protection des plus faibles et la croyance en un Tchad ou chacun, riche, pauvre, bien-portant, malade, handicapé ou sain, désiré ou rejeté a une place et une dignité que l’Etat tchadien doit défendre au-dessus des craintes, des rejets individuels et des égoïsmes


Nadji Mbaïgoto Florent

samedi 9 juillet 2011

Les secrets de l’affaire Habré

La décision de mettre Hissène Habré dans un avion à destination de N’Djamena ce lundi est lourde de dangers et d’incertitudes. Il y a d’abord un problème de base juridique. On n’est pas dans une procédure d’extradition, qui supposerait une demande du Tchad, l’arrestation de Habré et un jugement définitif autorisant son acheminement vers son pays d’origine. On est dans une procédure d’expulsion.
 
Or, Hissène Habré, à qui a été accordé l’asile politique au Sénégal en 1990 en vertu d’un décret qui n’a jusqu’ici pas été rapporté, ne peut pas être expulsé. D’autant qu’il n’a violé aucune règle régissant son séjour au Sénégal, observant une réserve totale. S’il ne peut l’exprimer publiquement, Habré est convaincu, au vu de tout ce qu’il a connu depuis l’avènement d’Abdoulaye Wade au pouvoir en 2000, que l’asile qu’Abdou Diouf lui avait accordé s’est transformé en prise d’otage. Il goûte trop peu la façon dont Abdoulaye Wade, qui ne l’a jamais vu, parle de lui, et les nombreuses fois où il le présente comme un hôte encombrant. L’inimitié que voue Wade à Habré a des origines lointaines. L’ancien président tchadien a été le chouchou de tous les adversaires de Wade. Léopold Sédar Senghor l’aimait et l’aidait au moment où il dirigeait le Tchad. En quittant le pouvoir, il l’a recommandé à son successeur, Abdou Diouf, qui lui a accordé l’asile en 1990. Wade n’est pas l’ami de l’ami de ses ennemis. Et cela se voit au point que Hissène Habré a pensé un moment quitter le Sénégal pour l’Arabie Saoudite. Mais le Comité des Nations unies contre la torture, l’Union africaine et les organisations de défense des droits de l’homme ont exigé que Wade le retienne à Dakar.
 
Retenu au Sénégal contre son gré depuis plusieurs années, Habré n’acceptera pas d’être expulsé vers le Tchad où il a été condamné à mort par contumace, le 15 août 2008, pour crimes contre l’humanité par un tribunal de N’Djamena. Ce lundi s’annonce houleux. Différentes organisations de la société civile, des leaders d’opinion, des marabouts de Touba et de Tivaouane comptent manifester pour s’opposer à son départ du pays. Les associations de défense des droits de l’homme vont elles aussi se mobiliser pour défendre un principe général du droit : l’interdiction de livrer un individu à un Etat susceptible de lui appliquer la peine de mort. Saisi par dakaractu.com, Alioune Tine, président de la Raddho, confie : « Nous avons interpellé le secrétaire général des Nations unies et le haut commissaire des Nations pour les droits de l’homme pour qu’ils demandent à Wade de renoncer à son projet. Nous demandons également à l’opinion nationale de s’opposer à l’expulsion d’un être humain dans un pays où existent la peine de mort et la torture. »
 
Il n y a pas que cela. Hissène Habré, qui va vers l’humiliation et la peine capitale dans son pays, peut être tenté par une mort utile au Sénégal. A l’un de ses amis qui l’a joint au téléphone dans la nuit d’hier, il a confié : « J’en ai marre d’être traité de manière arbitraire et brutale depuis plusieurs années. J’ai gagné tous mes procès, et on a révisé la Constitution pour pouvoir continuer à me poursuivre. Si on veut me retirer l’asile, on doit me laisser trouver une autre terre d’accueil. Je n’accepte pas qu’on me conduise vers l’échafaud. Je ne vais pas me laisser faire. Je vais résister jusqu’à la mort. » Ces propos ont leur sens quand ils sortent de la bouche d’un guérilléro, leader de la première révolution maoïste qui a triomphé en Afrique. Mais comment va-t-il s’y prendre pour « résister » ? Avec quels hommes et quels moyens ?
 
En tout état de cause, ce lundi s’annonce trouble si le gouvernement du Sénégal persiste à vouloir expulser Habré. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Une première tentative de l’expulser vers le Nigeria s’était heurtée en novembre 2005 à un tir de barrage des Sénégalais. Le président en exercice de l’Union africaine (UA), Teodoro Obiang Nguema, et le président de la commission, Jean Ping, à qui Wade a écrit pour les informer de sa décision, sont susceptibles de s’opposer à l’expulsion vers le Tchad. La position de l’UA est claire : le Sénégal doit juger Habré ou l’extrader vers la Belgique qui a décerné un mandat d’arrêt international contre lui. Or, Abdoulaye Wade ne veut pas commettre l’erreur symbolique de remettre un ancien chef d’Etat africain à un juge européen, comme il l’a dit dans ses correspondances adressées à Nguema et à Ping.
 
Reste une question pressante : Pourquoi Wade soulève-t-il le lièvre Habré dans ce contexte précis de graves menaces contre son pouvoir ? Si l’opposition parle de diversion pour détourner l’attention des Sénégalais des cafouillages du régime, un membre de la famille de Habré explique : « La raison de tout cela est mystique. On veut chasser Hissène pour ses biens. Il y a un futur candidat à la présidentielle qu’un mage a convaincu qu’il sera élu s’il passe une nuit dans la maison d’un ancien chef d’Etat en vie. »

DAKARACTU

UN ÉNIÈME CRIME CRAPULEUX DES INTOUCHABLES (ZAKHAWA)

Paix à ton âme abba Tahir Arrikhayiss, paix à ton âme homme sage et valeur de conte. Ils vous ont  tué  lâchement ton fils de 12 ans et toi,  un vieux de 80 ans,  dans la nuit du 04 juillet 2011 dans ton domicile à Biltine.

Pourquoi  t’assassiner lâchement maintenant alors que tous les tribunaux saisis prononcé un non-lieu. Et pourquoi assassiner un gamin de 12 ans ?

Il  y a 50 ans tes collègues et toi, gardes nomades  vous étiez en mission sur l’ordre du méhariste, pour mandat d’emmener de son village un malfrat  issu de la communauté Zakhawa.  Et c’est ainsi que le village s’est soulevé contre tes collègues et toi pour protester contre l’arrestation en vous attaquant physiquement. Tes camarades et toi aviez  riposté  en vous défendant  dans ce tohu-bohu, et malheureusement  un des agresseurs fut tué. C’est ainsi que vous avez pu sortir du village et rejoindre votre camp.

40 ans après cet accident des Zakhawa proche du clan d’Idriss Déby Itno, ceux qui pensent avoir droit de vie et de mort sur tout tchadien, t’arrêtes et t’accuses d’avoir tué un de leur. Tu as rejeté en bloc l’accusation et refusé de payer le dia (argent dû pour un crime commis). Tu as été arrêté et emprisonné sans preuve, ni jugement, car au Tchad du dictateur tchadien Déby Itno la présomption d’innocence  n’existe pas si on est accusé par ces intouchables (zakhawa). À leur guise ils t’ont relaxé après quelque temps, mais t’ordonnent de payer le dia, source d’enrichissement organisé par ces crapules, puis tu as été encore agressé en plein marché. Ce jour,  tu t’es défendu vaillamment.

Et c’est après cette agression que les vassaux  du sultan Deby Itno ont pu  se saisir de cette affaire  et il s’avère que le prix du sang a été donné à tes agresseurs sur ordre du dictateur.  Ces valets  qui ont vendu honneur et dignité, ont rassuré que cette affaire était terminée.

Comme à leur habitude, les zakhawa prêchent le vivre ensembles comme les marabouts citant des versets bien ciblés, puis assassinent sans vergogne et c’est le trésor public tchadien qui paye…Rien à voir circuler.

Bref ces valets sont immunisés de  l’humiliation, de  l’indignation et du  mépris, ce qui importe c’est l’argent et le poste de responsabilité. On humilie sa fille, on tue le vieux, on tue les enfants  ils n’ont rien à cirer, non ils sont habités par la peurocratie. Est-ce c’est un acte républicain pour protéger la stabilité politique et le vivre ensemble ?
Non, nous avons beaucoup des morts sur la conscience : Behidi, Ketté, Adoum Acyl, Mahamat Fadil, Dochi, Fadoul Barcham etc…

Mais pourquoi tuer ? Puisqu’ils  ont tout les zakhawa  pouvoir, argent et femme, celle à qui  ils n’ont jamais  imaginé.

Ils ont tout, car les hommes sont devenus des proxénètes et des valets, les zakhawa humilient à tour de bras, méprisent à tour des rôles.

Feu abba Tahir Arrikhayiss ils t’ont tué ils ont assouvi leur désir, car ils savent que personne ne réagira, Hassan Hissein viendra prêcher la parole de Dieu, ne point tuer son prochain, etc.….  Et un politicien prendra la parole pour dire on va les traquer et ils seront arrêtés et présentés devant la justice. Les radicaux auront de l’argent et des postes de responsabilités, puis rompez les rangs c’est les morts qui ont tort. Me Béhidi, Adoum Açyl, Boukhari Mahamat Takkay, Mahamat Guetty, Dochi, Mahamat Fadil, Fadoul Barcham… la liste est longue.

Mais, qui sème le vent récolte la tempête, qui vivra verra.

Himédan HAMDAN
Ndjamena Tchad.

Akkyo et Itno, à couteaux tirés


 -  C’est toujours la même chose avec Idriss Deby, à l’approche de chaque élection, il réunit les musulmans et leur dit «  j’ai fait beaucoup des erreurs, je reconnais et je suis prêt à les rectifier, les élections se rapprochent si vous ne serrez pas la ceinture, les sudistes vont reprendre le pouvoir et ce sera foutu pour nous tous, alors ne regardez pas ma personne, regardez la cause commune. » Puis il réunit tous les zaghawa et leur dit : vous savez que personne ne nous aime dans ce pays, mais nous avons le pouvoir et c’est ça qui est le plus important, et si ce pouvoir nous échappe, aucun zaghawa n’aura le droit de vivre au Tchad, ça il faut que vous le compreniez ; je sais que vous reprochez de favoriser ma famille, mais moi ce sont tous les zaghawa qui sont ma famille et il faut reconnaitre que c’est sous moi que les zaghawa sont devenus dans tous les domaines ce qui sont, alors levez-vous comme un seul homme et sauvons notre régime. » Et enfin il réunit les  kouriara et leur raconte toujours les mêmes blablas relatifs « à notre pouvoir, notre argent, etc. »

Nous sommes tous de la lignée d’Akkyo du sous clan kouriara et dans nos réunions Deby, Daoussa, Mahamat Deliaou, nous ont fait comprendre qu’il n’y a pas de différence entre les fils d’Akkyo et qu’il faut mourir pour sauver et conserver ce pouvoir. Or ce qu’on voit c’est que les Itno s’enrichissent, s’en grossissent, ne partent jamais à la guerre et ce sont les autres membres de la famille Akkyo ou d’autres kouriara qui meurent, qui se mutilent. Depuis l’arrivée du MPS avec toutes les guerres du Tchad, combien des Itno sont morts ou mutilés ? Mais les milliardaires ce sont eux, le sultan c’est eux ; les CEMGA, c’est eux.

Les Itno nous ont montré le bout de leur queue lors de la dernière réunion du sous clan à Amdjeress lors de l’intronisation d’Idriss. Ce jour-là, Idriss a dit à certains vieux que Daoussa et Abdrahim ont une enveloppe destinée pour la famille Akkyo, quand les vieux sont partis voire ces deux énergumènes, ils s’étaient beaucoup surpris d’apprendre de la bouche de ces deux Itno que l’enveloppe est destinée uniquement aux Itno et personne d’autre. Quand les autres ont commencé à parler,  les Itno surtout Daoussa et Abdrahim ont dit des choses vraiment graves. Les vieux ont tout simplement ri et reporté à Idriss ce qui s’est passé. Idriss a dit qu’il va régler le problème une fois à Ndjamena. À Ndjamena ; Idriss dit que des échéances plus importantes nous attendons, laissons passer les élections et on regèlera cela en famille. Après les élections, les vieux sont partis voir Idriss pour lui dire qu’il y a un malaise dans la famille et qu’il faut se lève personnellement ce problème. Alors Idriss appelle réunit la famille et c’est Daoussa, suivi d’Abdrahim qui prennent la parole pour dire que sans les Itno, les kouriara n’existeraient pas, il faut rester tranquille et se contenter de ce qu’on vous donne et Idriss n’a rien comme si les Itno se sont entendus d’avance. À la même réunion, les Itno se sont violemment pris à la famille de Mahamat Deliaou pour lui dire qu’ils sont d’origine soudanaise et que sans les Itno, ils feraient partie des réfugiés du Darfour ou bien tués par les djandjawids.  

Les Itno nous ont toujours dit que même si tous les zaghawa nous abandonnent, tant que les kouriara sont unis, nous continuerons à garder le pouvoir, or aujourd’hui les Itno nous font un bras d’honneur. Même si nous sommes de la même lignée, les Akkyo sont les plus nombreux, les plus connus, les plus braves, les plus riches (en chameaux et avant)  et si les Itno veulent nous piétiner et se faire passer pour des nobles parce qu’ils sont à la tête du Tchad, alors on verra bien et le monde entier sera témoin de ce qui arrivera.

Un membre d’Akkyo.

COLLECTIF AFRICAIN DE SOUTIEN AU PRESIDENT HISSEIN HABRE CAS-HABRE


COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Collectif Africain de Soutien au Président Hissein Habré (CAS-HABRE) informe l’opinion nationale et internationale de la décision prise par le gouvernement sénégalais d’extrader vers le Tchad l’ancien Président Tchadien Monsieur Hissein Habré exilé au Sénégal depuis plus de 20 ans. D’après toujours le communiqué de l’Etat sénégalais, l’extradition aura lieu le lundi 11 juillet 2011 par un vol spécial.

Le CAS-HABRE considère la décision unilatérale du gouvernement sénégalais comme une atteinte grave aux droits de l’ancien président et une violation manifeste du droit d’asile politique dont bénéficie l’ancien Président Tchadien Hissein Habré.

Il serait vain de revenir dans ce communiqué sur la nature du régime d’Idriss Deby Itno, constamment décrié par la communauté internationale et par toutes les organisations nationales et internationales des droits de l’homme. C’est dire de manière claire et sans ambigüité qu’une injustice est entrain d’être commise au nom d’une prétendue justice. Le Tchad d’Idriss Deby est partie prenante dans l’affaire Habré et cela a été officiellement affirmé à plusieurs reprises par les autorités tchadiennes qui l’ont déjà jugé et condamné à mort. Aujourd’hui, le Tchad de Deby se retrouve être juge et partie.

Le CAS-HABRE lance un appel pressant à l’endroit de tous les Africains en général et les Tchadiens en particulier où qu’ils se trouvent de s’opposer par tous les moyens contre cette forfaiture politico-judiciaire en cours. Nous mettons à votre disposition les coordonnées des médias sénégalais pour vous permettre de réagir et de dénoncer cette extradition illégale et arbitraire. Aux Sénégalais, Tchadiens et toutes les autres nationalités vivant au Sénégal, un appel particulier est lancé pour une mobilisation sans précédent qui aura lieu à Ouakam à partir du samedi 9 juillet 2011.

L’heure est grave. Notre responsabilité est interpelée. Une page de l’histoire de notre pays est entrain d’être écrite, il faut réagir avant qu’il ne soit trop tard.

Contacts médias sénégalais :

-         Radio Future Médias (RFM)           +221 33 849 16 40
-         Radio Sud FM                                +221 33 825 18 30
-         Radio Walfadjri FM                        +221 33 869 10 71

             Fait à Dakar, le 8 juillet 2011 
Le Chargé de communication du CAS-HABRE 

Nos contacts :

+221 76 130 23 26
+221 77 594 32 56
+221 77 829 77 64
+221 77 317 40 77

vendredi 8 juillet 2011

L'ex-président tchadien Hissène Habré renvoyé dans son pays par Sénégal

N'DJAMENA - L'ex-président tchadien Hissène Habré, réfugié au Sénégal depuis sa chute en 1990 et poursuivi pour crimes contre l'humanité, va être renvoyé dans son pays d'origine lundi 11 juillet par un vol spécial pour y être jugé.
 
Mais plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme et une avocate de victimes ont très vite critiqué cette décision, doutant que M. Habré, 69 ans, puisse bénéficier d'un procès équitable au Tchad.
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a informé par courrier son homologue tchadien Idriss Deby Itno "de sa décision de renvoyer dans son pays d'origine M. Hissène Habré le lundi 11 juillet par un vol spécial affrété par le gouvernement sénégalais", selon un communiqué du gouvernement tchadien qui "prend acte de cette décision".
 
"Par ailleurs, le gouvernement prendra attache avec l'Union africaine (UA), les ADH (associations des droits de l'homme) intéressées, ainsi que les victimes, pour l'organisation d'un procès équitable au Tchad", conclut le communiqué.
 
Le porte-parole du gouvernement sénégalais, Moustapha Guirassy, a confirmé l'annonce du retour de M. Habré sans préciser si M. Habré était encore à son domicile de Dakar ou déjà aux mains des autorités sénégalaises. "L'UA a donné un mandat au Sénégal pour juger Hissène Habré ou l'extrader et nous avons signé et ratifié des conventions contre la torture. Nous ne voulons pas être en faute par rapport à cette injonction de l'UA", a-t-il indiqué. "Le retour (au Tchad) n'est pas légal. Wade est un juriste, mais il a oublié ses leçons de droit", a réagi un avocat au Sénégal de M. Habré, Me El Hadji Diouf. "Aucune personne ne peut être expulsée vers un pays où elle va mourir, selon le droit international", a dit M. Diouf.
 
En outre, selon lui, "il n'appartient pas à Wade de choisir le pays qui va accueillir Habré" s'il s'agit d'une expulsion, mais à l'ex-président tchadien. Et selon l'avocat, "une extradition obéit à une procédure" car M. Habré "ne peut pas être extradé sans que la justice (sénégalaise) se prononce".
 
"Dans une résolution (annexe) adoptée dans le cadre de son sommet le 1er juillet 2011 à Malabo en Guinée Équatoriale, l'Union africaine a demandé au Sénégal de juger rapidement l'ancien dictateur tchadien ou de l'extrader", avait affirmé l'ONG Human Rights Watch dans un communiqué le 2 juillet. Vendredi, cette organisation de défense des droits de l'homme a déploré la décision du Sénégal de renvoyer M. Habré au Tchad et non en Belgique.
 
"Les victimes de Habré se battent depuis vingt ans pour qu'il soit jugé mais c'est fondamental qu'il ait un procès équitable. Nous nous sommes toujours opposé à l'idée de l'envoyer au Tchad. Nous pensions que les conditions ne sont pas réunies aujourd'hui pour qu'il ait un procès équitable au Tchad", a déclaré l'avocat Reed Brody, un responsable de Human Rights Watch. Hissène Habré "a déjà été condamné à mort par contumace pour d'autres crimes et nous espérons que le gouvernement tchadien va le renvoyer en Belgique où il pourrait avoir un procès équitable", a ajouté M. Brody.
 
La Belgique avait porté plainte contre le Sénégal en 2009 demandant qu'il juge ou extrade Hissène Habré.
"Les victimes sont déçues, elles se demandent s'il y aura un procès un jour", a déclaré Me Jacquelin Moudeina, avocate de victimes. "Qu'est-ce qui se passera lundi? Est-ce qu'il y aura un procès? Nous craignons (...) (que s'il est jugé ce ne soit) pas pour les faits que nous lui reprochons", s'est-elle inquiétée.
 
Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 jusqu'à son renversement en 1990, est réfugié au Sénégal depuis sa chute. Il est accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture.
En 2006, l'UA avait demandé au Sénégal de juger Hissène Habré "au nom de l'Afrique", ce que le président sénégalais avait accepté, mais aucune information judiciaire n'a été ouverte.