Le Tchadanthropus Tribune

vendredi 15 juillet 2011

Affaire Habré : quelles leçons pour le Tchad et le Sénégal ?

Par Talha Mahamat Allim, Genève-Suisse

Le dernier développement de ce qu’on appelle l’affaire Hissein Habré, a révélé à la face du monde deux enseignements importants pour le Tchad et le Sénégal. D’une part, l’absence marquée de confiance de l’opinion tchadienne, africaine et internationale vis-à-vis des institutions républicaines du Tchad, en particulier de sa justice. Pour s’en convaincre, il suffit de se reporter aux réactions farouchement négatives de l’opinion tchadienne, des ONG et des instances internationales face à la volonté du gouvernement tchadien d’assurer la sécurité de l’ancien président tchadien et d’organiser un procès équitable en concertation avec les différents partenaires concernés.

D’autre part, l’attitude paradoxale du pouvoir sénégalais marquée par des contradictions dans le discours du gouvernement sénégalais, du moins sur l’exécution de la décision d’extradition prise par ce dernier dans l’affaire Habré. Le revirement manifesté dans l’engagement politique du Sénégal rend inaudible la parole du politique et le décrédibilise. A partir de ces deux enseignements de ce feuilleton politico-diplomatique, on s’aperçoit que ce scandale juridique
relève plus d’une stratégie de diversion au Tchad et au Sénégal que d’une volonté politique réelle de rendre la justice aux victimes.

Le manque de confiance du peuple tchadien en ses dirigeants et ses institutions n’est plus à démontrer. Il trouve ses origines dans les pratiques observables au niveau des différentes sphères du fonctionnement de l’Etat, du plus bas échelon au plus élevé. En principe, la fonction première d’un Etat est d’assurer la protection de ses citoyens contre toutes les formes d’injustice et de violence. Néanmoins, que constate-t-on dans le cas tchadien.

La plupart de ceux qui sont détenteurs du pouvoir, à quelque niveau que ce soit, produisent des injustices et créent des violences, dans une large mesure contre leurs propres concitoyens. Utiliser la force contre ses propres concitoyens pour les dominer et les faire plier, est malheureusement banal et trop fréquent au Tchad. Les injustices massives commises par l’Etat contre ses propres citoyens constituent une singulière perversion de l’ordre politique au Tchad.

Le fait que les tchadiens se détournent de la justice officielle au profit des mécanismes et instruments traditionnels est plus révélateur de ce manque de confiance. Ce manque est en outre renforcé par le fait que, comme le disait un compatriote, le centre du pouvoir d’Etat n’est pas dans les institutions officielles, mais dans les réunions des familles régnantes et de leurs alliés. Cette conception de l’exercice du pouvoir tend à confirmer l’analyse de l’ancien ministre des affaires étrangères français Hubert Verdine qui a déclaré que " le Tchad est l’un des pays africains où l’Etat n’a jamais réussi à s’enraciner ...."

Ce qui a pour conséquence l’accélération de la faiblesse de l’Etat et la prédominance des pratiques, des règles et des traditions coutumières, ethniques et tribales. Souvent, les décisions de la justice officielle sont peu considérées, contestées, voire même refusées.

Un imminent enseignant-chercheur et homme de droit tchadien a poussé la réflexion plus loin en faisant observer qu’au Tchad, chaque groupe ethnique pense à armer les siens pour se protéger et tenter de survivre dans cette jungle qu’est devenu le Tchad. Le pouvoir est clanique, la rébellion est clanique, les individus ne s’expriment et ne se réfèrent qu’aux repères identitaires dont les piliers sont les chefs de races, les chefs de cantons, les chefs de fil, les chefs de tributs, les chefs de famille… La société est hiérarchisée en pyramide. Les familles régnantes au sommet, les alliés, les co-régionaires, les coreligionnaires, les courtisans, les militants et les autres dominés et soumis à la loi du plus fort intouchable sont au bas de la pyramide. Cette observation pertinente traduit la réalité sociologique et politico-économique du Tchad actuel.

Il nous semble important que l’Etat n’a pas le droit de se retourner contre ceux qu’il devrait protéger. Sa manière d’agir déterminera au mieux sa volonté ou non d’être au service de l’intérêt général. Il est aussi important de noter que les décideurs politiques, au lieu d’être des extincteurs d’espoir, doivent être des serviteurs qui ont une vision novatrice pour leur pays, et des valeurs à partager qui permettent de voir autrement que par rapport à leur propre centre d’intérêts. Ce qui n’est pas le cas au Tchad d’aujourd’hui.

Dans un tel contexte, il est inconcevable de projeter un procès d’Hissein Habré au Tchad, car les conditions d’un véritable procès, équitable aussi bien pour les victimes que pour leurs bourreaux ne sont pas réunies.

En ce qui concerne le deuxième point, c’est-à-dire la décision du Sénégal de revenir sur sa décision, cette ambivalence montre les incohérences et les précipitations d’un pouvoir affaibli par une situation nationale difficile à la quelle fait face le président Wade. Lorsqu’un Etat prend une décision importante, il se pose immanquablement des questions sur les conséquences et les différents contours d’une telle décision. Sur ce plan, le démocrate Abdoulaye Wade a raté son coup et fait de la diversion politique.

Sur le contentieux Hisein Habré, il est primordial que justice soit rendue aux nombreuses victimes de cette période. Si les africains ne veulent pas qu’un de leur soit traduit et jugé par des instances non africaines, il appartient à l’Afrique de créer les conditions nécessaires pour que tous ceux qui ont commis des atrocités puissent être déférés devant les tribunaux africains. L’idée d’un tribunal spécial africain avec pour siège dans un pays d’Afrique où règnent la démocratie, la bonne gouvernance, l’Etat de droit, le respect des droits de l’homme et des instruments internationaux de justice s’avère indispensable.

Talha Mahamat Allim

mercredi 13 juillet 2011

Extradition de HISSENE HABRE : l’Etat du Sénégal au banc des accusés !

Les avocats ne comprennent toujours pas pourquoi l’Etat du Sénégal s’est acharné à vouloir livrer Habré à son pays sachant qu’il y a été déjà jugé par contumace et condamné à mort. Selon Me Assane Dioma Ndiaye, Président de la ligue sénégalaise des droits de l’homme, cette reculade de l’Etat sur ce dossier laisse penser à une "instrumentalisation à des fins politiques". Pour lui, personne n’ignorait qu’on ne pouvait pas expulser Hissène Habré. "D’abord, dès lors que la convention disait Expulser et Extrader, vous n’avez plus la souveraineté. L’expulsion est un acte de souveraineté. Or l’extradition suppose que vous soyez dans un processus juridictionnel. On savait que la seule possibilité au lieu de juger c’est d’expulser. Plus grave, on savait aussi qu’on ne peut renvoyer quelqu’un dans son pays où il risque d’être torturé ou tué" a-t-il expliqué. Me Ndiaye, par ailleurs, conseiller des victimes de Habré, estime que c’est au nom de la défense des droits de l’homme que les avocats des victimes se sont déclarés défenseurs de Habré pour la circonstance. Une attitude qui, à son avis, procède du "charme des droits de l’homme".
 
"s’il y a cette mobilisation c’est parce qu’on a violé un principe élémentaire : le droit de garantir à tout le monde un procès"
 
Par ailleurs, Me Ndiaye estime qu’il y a un manque de culture des droits de l’homme chez les gouvernants africains. Toutefois, si l’avocat réclame un droit à un procès pour les victimes, il s’empresse aussi de préciser que ses amis et lui ne réclament pas la tête de Habré. En dépit des réseaux denses supposés soutenir Habré, Me Ndiaye compte se battre pour que justice se fasse. Car, souligne t-il "l’impunité est le plus grave des cancers". Pour lui, même ceux qui soutiennent Habré souhaitent qu’il soit blanchi. D’où la nécessité d’un jugement rapide.
Quelle difficulté le Sénégal a t-il pour juger Habré ?
 
Le Sénégal est un dans un contexte international régi par des règles. Le Sénégal est signataire du traité instituant la cour de justice de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Celle–ci a rendu une décision demandant au Sénégal de ne pas juger selon son droit au risque de porter tort à Hissene Habré en violant le principe de la rétroactivité. Cette même Cour de justice assure que Habré sera jugé non pas sur la base des rectifications intervenues mais sur celle des principes inhérents ou en cours dans tous les cours ah hoc, Yougoslavie, Rwanda. Il était alors prévu l’institution de chambres avec des juges aussi bien sénégalais qu’étrangers. C’est pourquoi, Me Ndiaye dit ne pas comprendre quel reproche le Sénégal pourrait faire à cette institution africaine. Outre la CEDEAO, il y a la convention de 1984, ratifié par le Sénégal, qui dit "juger ou extrader". Selon l’avocat "à partir de ce moment, il ne vous appartient pas de choisir le pays où vous devez extrader qu’il s’agisse de la France ou de la Belgique. La couleur importe peu. Ce qui importe c’est le contournement de l’impunité".
 
En tout état de cause, dans le camp de Habré l’heure est à la mobilisation. Un de ses avocats Me François SERRES, a vivement condamné cette décision de Me Wade qu’il qualifie d’"arbitraire". "Une décision prise sans passer par le système judiciaire sénégalais" a-t-il fait noter. Pour sa part, Me Elhadji Diouf, un des membres du pool d’avocats annonce une conférence de presse de Habré dans les tous prochains jours. A Ouakam, quartier de Dakar où réside Habré, les habitants conquis par "ses largesses et son sens élevé du bon voisinage", grossissent le rang de ses défenseurs.

mardi 12 juillet 2011

Au Tchad, la France ferme toujours les yeux

Thèmes Tchad: Idriss Déby Etats Unis Enfants soldats
 
C’est par une simple photographie prise en Somalie par un reporter de guerre que la polémique sur l’assistance militaire américaine à des pays utilisant des enfants soldats a débuté aux Etats- Unis.
 
Elle montrait en effet un gamin d’une douzaine d’années enrôlé par l’armée du gouvernement de transition au cœur des combats de Mogadiscio. Des parlementaires ont publiquement dénoncé l’utilisation qui avait été faite de l’argent public, embarrassant l’administration Obama puisque cette aide militaire violait le Child Soldiers Prevention Act de 2008, interdisant au gouvernement toute assistance à des pays ayant recours à des enfants-soldats.
 
L’administration américaine n’ignorait pourtant rien de la situation puisqu’un récent rapport du département d’Etat avait identifié cinq pays utilisant des enfants soldats et bénéficiant d’une assistance militaire, de la livraison de matériel au paiement des soldes : le Tchad, la RDC, la Somalie, le Soudan et le Yémen (Human Rights Watch Weekly Newsletter). HRW cite également un officier supérieur tchadien : « Les enfants-soldats, c’est idéal parce qu’ils ne se plaignent pas, ne sont pas payés et si vous leur demandez de tuer, ils tuent. »
 
On peut donc se poser la question de l’attitude de la France dont l’armée est toujours présente au Tchad et qui soutient sans réserve son président, Idriss Déby.
 
Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense avait assuré avoir écrit à son homologue. Avec les effets que l’on sait.

Hissène Habré rompt le silence

Hissène Habré rompt enfin le silence. L’ancien président tchadien a réagi à la décision du gouvernement sénégalais de l’extrader vers son pays, avant de se rétracter sous la pression de la communauté internationale et des organisations de défense des droits humains. L’ancien homme fort de Ndjamena a accordé une interview exclusive à nos confrères de « La Gazette ». Dans un extrait choisi par Sud Fm, l’ancien dictateur tchadien parle de « l’exécution d’un complot d’assassinat politique ».

Hissène Habré dit à la fois être surpris et non de cette décision du gouvernement du Sénégal de l’extrader vers le Tchad. « Je suis à la fois surpris et non. Surpris parce que j’ai appris la nouvelle comme tout le monde, sans être informé. Même mes avocats n’étaient pas informés. Pourtant dans de situations pareilles, il y a des procédures à poursuivre », s’explique M. Habré.

« Je ne suis pas surpris parce que depuis 20 ans, nous vivons dans des situations comme celle-là », ajoute-t-il avant de rappeler qu’un jour « un avion mystérieux a atterri sur le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor pour m’amener soit en Lybie soit au Nigeria ».

Hissène Habré relève par la suite la confusion du gouvernement sénégalais dans les termes. « Je ne comprends même pas. Tantôt on parle d’extradition, tantôt on parle d’expulsion », souligne-t-il. Avant de faire observer que « sans doute, c’est l’exécution d’un complot d’assassinat politique ; un complot politico-financier derrière lequel il y a le Guide libyen Mouammar Kadhafi ». Car, rappelle-t-il, « tout le monde connait mon opposition à Kadhafi à propos de la bande d’Aouzou ». Par ailleurs, il a salué l’hospitalité des Sénégalais. « Nous nous sentons, mon épouse et moi, chez nous au Sénégal », se félicite-t-il.

La faillite sociale de la pétro-dictature tchadienne est tristement illustrée par la dépendance selon M. Acheikh Ibn-Oumar - pana

Acheikh L’ancien ministre tchadien des Affaires étrangères, Acheikh Ibn-Oumar, a estimé lundi dans un entretien avec la PANA qu’un retrait « brutal » des forces françaises stationnées au Tchad créera un vide pour la population, à cause de la «faillite sociale» du régime de N’Djaména.
 
«La faillite sociale de la pétro-dictature tchadienne est tristement illustrée par la dépendance d’une partie de la population de l’économie et même des services publics par rapport à l’armée française. Un départ brutal du dispositif "Epervier" créera un vide, a déclaré Acheikh Ibn-Oumar à la PANA à Paris.
 
L’ancien chef de la diplomatie tchadienne, aujourd’hui dans l’opposition extérieure au président Idriss Déby Itno, a indiqué qu’une transition en douceur devra être trouvée, notamment sur le plan médical et de la sécurité des personnels humanitaires engagés auprès des réfugiés soudanais du Darfour et centrafricains, ainsi que des déplacés internes.
 
Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, rappelle-t-on, a indiqué mardi dernier devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française, que le dispositif militaire français au Tchad ne se justifiait plus et a plaidé pour son rapatriement.
 
Mais, le porte-parole du Quai d’Orsay a rectifié le tir, 24 heures plus tard, en affirmant qu’une "réflexion" est en cours avec les autorités tchadiennes et qu’aucune décision n’est encore arrêtée.
 
«Je pense qu’en réalité, les autorités françaises soufflent le chaud et le froid, car elles hésitent encore à trancher entre la promesse de renouveau faite en mai 2006, à Cotonou, par Sarkozy, alors ministre et l’influence persistante des lobbies de la Françafrique, accrochés aux privilèges et méthodes hérités du passé», a affirmé Acheikh ibn-Oumar.
 
Pour l’ancien ministre tchadien, cette hésitation des Français est aggravée par « le double risque d’être pris de cours par le ras-le-bol populaire comme en Tunisie, si on soutient les dictatures trop longtemps et celui d’être court-circuité par la Chine, si on les lâche trop vite».
 
Par ailleurs,M. Ibn-Oumar a expliqué que les conséquences d’un retrait des forces françaises n'est pas le principal problème qui, pour lui, reste « l’orientation politique générale».
 
«La France veut-elle continuer à cautionner les manipulations électorales, la vampirisation des régies financières et l’humiliation permanente de populations entières au nom de la légalité? Ou bien est-elle prête à encourager un dialogue national entre toutes les forces politiques et sociales tchadiennes, pour arriver à une véritable stabilité basée sur un « mieux vivre ensemble », s’est-il interrogé?
 
La France maintient depuis février 1986 au Tchad l’opération "Epervier", composée de 950 soldats et des avions de chasse à N’Djaména la capitale et à Abéché dans l’Est du pays. Cette opération a été déclenchée à la suite de l’offensive libyenne pour épauler les troupes de Goukouni Weddeye contre le président Hissène Habré soutenu à l’époque par les Français et les Américains.

lundi 11 juillet 2011

Habré : les "regrets" du Tchad

Le gouvernement tchadien a exprimé dimanche soir "ses vifs regrets" en qualifiant la décision du Sénégal de suspendre l'extradition de l'ancien président tchadien Hissène Habré de "revirement". "Le gouvernement tchadien exprime ses vifs regrets face à ce revirement du Sénégal car toutes les dispositions ont été prises pour assurer la sécurité de Hissène Habré et pour programmer un procès équitable", selon un communiqué du gouvernement lu sur les médias publics par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Kalzeube Pahimi."

dimanche 10 juillet 2011

Communiqué de presse du rdpl

Le RDPL appelle le peuple tchadien à la sérénité , au calme, à l'unité nationale et à être fier de son vécu d’hier et à venir.Par notre humanisme légendaire, nous avons été à la première heure de la compassion avec des peuples frères menacés de perdition. Nous n’avons jamais cherché, au cour de notre longue et laborieuse existence, à déstabiliser un pays, un peuple lointain ou voisin. Hier encore nous avions accueilli des sénégalais chez nous ; tout comme nous avions sauvé des libyens de la disette qui les menaçait d’extermination avec nos dates. Ainsi, il n’est pas rares , aujourd’hui, de rencontrer des Mahamat et autres Ousmane Diallo dans nos cabarets et autre gargotes; tout comme il y a encore aujourd’hui de nombreux quartiers Sénégalais à Fort- Lamy, Fort -Archambault, Moundou, Faya et Doba.
 
Ceci étant, Hissein Habré n'est pas un paquet cadeau qu'on peut s'échanger, comme ça, sans autre, entre amis, au gré des évolutions politiques contingentes,  des conventions mesquines ou autres compromissions diaboliques à marchander sur le dos de l'Afrique! De notre intime  conviction impartiale  et totalement désintéressée, nous croyons et osons croire qu’Abdoulaye Wade est un homme encore vivant, avec toutes ses facultés d’agir raisonnablement. Il ne va pas faire ce que même l'inconscience moyenâgeuse renoncerait à faite!
 
Toutefois, nous affirmons ici avec force et détermination que les victimes tchadiennes de la terreur organisée des huit années de pouvoir d’Hisseine Habré méritent justice.
 
Idriss Deby Itno, en sa qualité de Commandant en chef des forces armées du Nord (FAN), et feu Ibrahim Mahamat Itno, Ministre de l'Intérieur et de l'administration du territoire;  eux qui tenaient les reines de la sécurité nationale du Tchad, doivent dire, même à titre posthume, aux tchadiens ce qui s’était passé en ces temps-là ! Les victimes de cette terreur planifiée et systématiquement organisée ont droit à une  justice juste et équitable, réparatrice et non vengeresse des cicatrices traumatisantes de ces années de terreurs inhumaines!.
 
En ce qui le concerne, le Rdpl fera tout ce qui est de son pouvoir, au côté et avec le peuple tchadien, afin que la vérité éclate et que justice soit rendue.
 
Redpl, Mieux vivre ensemble
Un engagement pour le Tchad.