Le Tchadanthropus Tribune

mercredi 22 juin 2011

À quand la fin du conflit libyen?

Il y a quatre mois, les soulèvements populaires en Libye contre la folie meurtrière de Mouammar Kadhafi ont suscité un grand espoir de liberté et surtout de paix en Libye et dans la région africaine au sud du Sahara.

Le Conseil de Sécurité des Nations-Unies par le truchement des grandes puissances occidentales a décidé d'aider le Peuple libyen à récupérer ses droits à la liberté à la justice et à la démocratie, à se débarrasser d'une dictature considérée comme la plus féroce et la plus cruelle de la terre, sévissant depuis plus de quarante ans.

Au quatrième mois des combats terrestres entre troupes de Kadhafi et révolutionnaires libyens, on assiste à un enlisement du conflit malgré des pertes énormes en vies humaines.

Les bombardements aériens de l'OTAN n'ont pas réussi à départager les deux camps malgré un courage hors commun des jeunes révolutionnaires libyens. Le conflit libyen, comme toute guerre qui dure dans le temps commence à connaître ses opposants. Des voix discordantes s'élèvent au sein même de la coalition occidentale. Comme par lassitude de cette guerre surgissent des défenseurs de la cause criminelle de Kadhafi.

Les grandes puissances dont les premiers actes ont été salués par le Peuple libyen et tous les autres peuples opprimés d'Afrique ou d'ailleurs laissent entrevoir des signes d'hésitations, voire d'atermoiements. Les atermoiements et hésitations, considérés comme les pires d'attitudes lorsqu'on entreprend une grande œuvre, constituent un handicap majeur au succès des actions disaient nos anciens.

À la différence de toutes les interventions militaires précédentes, en Afrique ou ailleurs, celle en Libye a été applaudie par tous les peuples africains et au Moyen-Orient. Le souhait de tous est de voir l'Occident s'engager davantage pour accélérer la chute de ce Kadhafi qui défie l'humanité tout entière et abréger les souffrances du Peuple libyen.
 
Quant à notre Union africaine, réveillée par le bruit des bombardements aériens de l'OTAN, elle n'a pas encore ouvert les yeux. Nous souhaitons à tous plus de détermination et du courage pour mettre fin aux souffrances du peuple frère de Libye.


LE PEUPLE LIBYEN VAINCRA !!!

Fait Le 23 juin 2011

Le Général Mahamat Nouri

La soutenance de Projet de Fin d’Etudes d’Abdallah Chidi DJORKODEI

La soutenance d’un mémoire de fin d’études est un moment historique, un évènement capital dans la vie d’un étudiant. Elle marque aussi bien l’auteur du mémoire que les personnes qui y assistent et honore toute une famille voire une communauté, un peuple.
 
La soutenance consacre l’achèvement d’un cycle d’études. Certains étudiants ont la chance ou la malchance, c’est selon, de l’accomplir à plusieurs reprises durant leurs formations professionnelles. En tout état de cause, c’est un exercice périlleux et chacun d’entre nous, du moins ceux qui l’ont déjà vécue, en savent quelque chose et gardent un souvenir particulier voire intime. Je vous épargne des détails.
 
Abdallah Chidi DJORKODEI, c’est de lui qu’il s’agit aujourd’hui. Ce jeune homme courageux et dynamique n’est plus à présenter car administrateur d’un blog et d’une page facebook, Tchadhanana, les plus vus et lus de l’espace cybernétique tchadien. Révolutionnaire et Elève Ingénieur d’Etat en Réseaux informatiques et systèmes d’information, Abdallah vient de franchir le cap. En effet, c’est ce mardi 21 juin 2011 - journée internationale de la musique – que le brillant Abdallah Chidi DJORKODEI a choisi pour accorder ses violons, il a présenté son mémoire devant un Jury composé de plusieurs membres à la Faculté des Sciences et Techniques de Marrakech.
 
Devant une assistance nourrie, multiculturelle, composée d’étudiants, de stagiaires mais aussi d’amis et autres invités, ils étaient 17 étudiants à présenter leurs travaux de fin de cycle. L’honneur est revenu à notre compatriote de passer en premier.
 
Très serein et avec une parfaite maîtrise de son sujet, Abdallah a présenté dans le délai imparti (20 min) le sujet de son mémoire à savoir : les Réseaux de Capteurs Sans Fil(RCSF) ou Wireless Sensor Network(WSN).
 
C'est un sujet de recherches,  pas les moindres car traitant des technologies les plus récentes et les plus répandues de nos jours. La problématique de ce sujet de recherche se résume à :

- une étude détaillée sur les WSN,
- énumérer les contraintes que connaissent ces réseaux,
- une étude sur les solutions existantes,
- proposer des nouvelles solutions,
- simuler ces solutions proposées.
 
Il faut préciser aux novices que les progrès réalisés ces dernières décennies dans les domaines de la microélectronique, de la micromécanique et des technologies de communication sans fil, ont permis de produire des composants de quelques millimètres cubes de volume. Ces composants ne sont autres que les micro-capteurs.
 
Pour être plus complet, il faut savoir qu’un micro-capteur est muni d'une ressource énergétique (généralement une batterie ou pile) pour alimenter tous ses composants. Cependant, vue sa taille très réduite, la ressource énergétique dont dispose le micro-capteur est limitée et est généralement irremplaçable. Dès lors, l'énergie est la ressource la plus précieuse dans un réseau de capteurs, puisqu'elle influe directement sur la durée de vie des micro-capteurs et du réseau tout entier. Vous comprendrez donc l’importance de l’optimisation de la consommation de l’énergie dans un tel réseau.
 
En outre, vu le large domaine de son application (militaire, routes, environnement, aéronautique, etc.), la mobilité occupe une place majeure dans ce type de réseaux.
 
Aussi, dans ce mémoire de fin d’études pour l’obtention du diplôme d’Ingénieur d’Etat en Réseaux Informatiques et Systèmes d’informations (IRISI), après une étude bien détaillée sur les réseaux de capteurs sans fil, l’Elève Ingénieur d’Etat, Monsieur Abdallah a énuméré les contraintes de ces capteurs : la faible consommation de l’énergie est un défi à relever ainsi que la mobilité. Les différents types de pannes que connait ce type de réseaux de capteurs ont été également passés en revue.
 
Puis, à travers des tableaux comparatifs à plusieurs critères, clairs et bien renseignés, les solutions existantes (protocoles de routage) ont été énumérées et exposées, accompagnées de quelques illustrations avec l’outil de simulation NS2.
 
Abdallah a finalement choisi la solution qui lui semble la meilleure car elle permet à la fois l’optimisation de la consommation de l’énergie et offre une bonne auto-configuration. Solution à laquelle, il a apporté une proposition d’amélioration qui consiste à un algorithme et une fonction qui calcule le niveau d’énergie des capteurs.
 
En somme, c’est une présentation déroulée en 20 min, bien appréciée par le Jury qui n’a pas point caché sa satisfaction. L’assistance a été aussi émerveillée.
 
La seconde partie de la soutenance a porté sur la séance de questions – réponses. Au total une quinzaine de questions ont été posées à l’Elève Ingénieur d’Etat auxquelles il a apporté les réponses adéquates.
Le cycle d’Ingénieur d’Etat en informatique ne délibère pas les notes sur place, elles seront affichées trois jours après la soutenance. Mais d’ores et déjà, l’optimisme se lit sur le visage de tous les participants et les félicitations sont déjà adressées par anticipation.
A suivre… 

Hassan Moustapha Malloum

TCHAD: Deuxième indépendance pétrolière

Dix ans après la mise en production des champs de Doba, le Tchad multiplie les initiatives pour limiter sa dépendance envers ExxonMobil, seul producteur du pays. Fort de la réélection (à 88,7%) d'Idriss Déby pour un quatrième mandat le 25 avril, N'Djamena négocie pour attribuer des permis à d'autres pétroliers. Le pays s'apprête également à se doter de sa propre raffinerie, à Djermaya, et à vendre lui-même sa part du pétrole, sans passer par ExxonMobil.
 

Les pétroliers se pressent à N'Djamena. Début juin, la société canadienne Forbes, représentée par son PDG d'origine iranienne Fariborz Goodarzi accompagné d'autres associés inconnus, a négocié avec l'Etat tchadien un contrat de partage de production pour trois blocs au nord du bassin de Doba. Ces périmètres sont situés sur des zones qu'Exxon a récemment rendues à l'Etat. Pour faciliter les contacts, les investisseurs étaient accompagnés d'un ex-ministre nigérian des finances, Mansour Muhtar (2009-2010). La joint-venture qui sera créée entre Forbes et la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT) se nommera Chad Petroleum. Il ne manque plus qu'un décret présidentiel. Outre les Canadiens, des cadres du consortium sino-angolais China Sonangol sont venus au Tchad à la fin du mois de mai. Ils se sont rendu en avion dans le nord (bassin du lac Tchad). Quant à Tullow Oil, son vice-président, Tim O'Hanlon, est revenu pour la deuxième fois en deux mois, le 9 juin, à N'Djamena (AEI nº653). Aucune décision n'a encore été prise pour opérer un bloc dans la zone de Doba.
 
Comment maximiser les revenus ? Annoncée par le ministre tchadien du pétrole, Eugène Tabe, lors de l'Africa Energy Forum (AEF) à Paris (14-16 juin), la mise en huile de la raffinerie de Djermaya (20 000 bpj) par la China National Petroleum Corp. (CNPC) aura officiellement lieu le 27 juin. Si cet ouvrage, d'un peu plus de 500 millions $ (soit deux fois moins que celui du Niger avec les mêmes spécificités) va permettre au pays de devenir indépendant en produit pétrolier, plusieurs problèmes restent à résoudre. Le plus urgent concerne l'absence de cuves de stockage. La délégation tchadienne a profité de son séjour parisien pour rencontrer BNP Paribas, le 16 juin, afin d'étudier le financement de ces réservoirs manquants estimé à 20 millions $. Le ministère et la SHT ont déjà sélectionné le groupe français Parlym pour leur construction. Le gros œuvre sera effectué par des sociétés tchadiennes et camerounaises. Tout devrait être opérationnel avant la fin de l'année. D'ici là, les produits pétroliers seront stockés dans les petites cuves de la CNPC, ainsi que dans celles des distributeurs habituels du Tchad, notamment Total. Autre inconnu : que faire des produits pétroliers excédentaires ? Le Tchad ne consomme que 7 000 b/j. La contrebande du pétrole nigérian, omniprésente dans la région sahélienne et très bon marché, pourrait empêcher l'écoulement des stocks raffinés tchadien. Toujours dans l'objectif d'accroître les revenus pétroliers, la SHT vendra, d'ici le mois de septembre, les 15% de brut de Doba revenant contractuellement à l'Etat. Un trader sera bientôt recruter pour aider à ces opérations.
 
Blocages internes. Malgré son volontarisme, l'administration tchadienne a cependant du mal à gérer le développement rapide du secteur pétrolier. Ainsi, le contrat de la CNPC sur les blocs proches du lac Tchad n'est toujours pas validé. Des différends, remontant à la période où Ahmat Khazali Acyl (beau-frère d'Idriss Déby) était à la tête de la SHT, ne sont toujours pas résolus. Ces périmètres sont importants pour CNPC car leurs réserves, déjà mises à jour dans les années 70, devraient à terme approvisionner la raffinerie par l'intermédiaire d'un oléoduc de quelque 200 kilomètres. Cet ouvrage, connecté à celui déjà construit entre Djermaya et Rônier (200 kilomètres au sud de la capitale), rejoindrait celui d'Exxon à Doba. Cela permettrait non seulement d'exporter la production excédentaire du lac Tchad et de Rônier, mais également celle venant d'Agadem au Niger (entre 500 et 600 millions de réserves).

mardi 21 juin 2011

Libye: La dimension tribale

Par Acheikh Ibn-Oumar:   Afrique Asie

Tout en démentant l’envoi de militaires tchadiens aux côtés des forces pro-Kadhafi, le président Idriss Déby Itno a reconnu que des Tchadiens résidant en Libye avaient pu être recrutés. L’imbrication humaine entre le Tchad et la Libye est ancienne et se manifeste sous la forme de mouvements migratoires, religieux et commerciaux. Les épisodes massifs furent le double exode des Awlad Soulayman et des tribus alliées à partir de la région de Syrte vers le nord du lac Tchad, suite à l’échec des soulèvements contre les Ottomans, au milieu du XIXe siècle, et contre l’occupation italienne au début du XXe siècle. À l’époque moderne, la grande sécheresse dans le Sahel au début des années 1970, et la guerre civile des années 1980, ont provoqué un grand afflux de Tchadiens vers la Libye.

La « loi du retour »

Ainsi, on trouve au Tchad des groupes d’origine libyenne, sous le nom abusivement générique de Awlad Soulayman, parmi lesquels les Gadhadfa (tribu du colonel Kadhafi), les Mogharba et les Hassaouna. Beaucoup de personnages du premier cercle du pouvoir de Tripoli sont nés au Tchad dans ces clans et ne sont « redevenus » libyens qu’après l’arrivée au pouvoir de Kadhafi. On peut citer le professeur Ahmad Ibrahim (vice-président du Parlement et principal responsable des comités révolutionnaire), Grène Saleh Grène (inamovible ambassadeur de Libye au Tchad) et feu Abdassalam Zadmah (commandant en second de la garde personnelle de Kadhafi). Parallèlement à cette migration bédouine, il y eut un autre mouvement plutôt citadin et de nature économique, avec l’installation de commerçants des tribus Majabra , Zouweya et Massamra, dans le mémorandum qu’elle avait présenté à La Haye, pendant l’arbitrage sur le conflit frontalier entre les deux pays. Aujourd’hui, avec la guerre civile, on assiste à un début d’afflux de Libyens au Tchad. Il s’agit de proches de Kadhafi qui ont des attaches économiques ou familiales à Ndjamena. Il se dessine aussi un nouveau mouvement migratoire massif, intéressant les tribus qui étaient présentes au Tchad et qui y possèdent encore des terroirs et des troupeaux, dans la région du Nord-Kanem. Si la crise devait s’éterniser ou se régler par une élimination militaire d’un des adversaires, il ne fait aucun doute que le Tchad aurait du mal à faire face au déferlement de populations au statut administratif imprécis (Tchadiens d’origine libyenne, Libyens d’origine tchadienne, immigrés, émigrés, etc.). Le pays aurait au minimum à gérer des problèmes administratifs et sociaux croissants (accueil, intégration, partage de pâturages, trafic d’armes, blanchiment d’argent, etc.), sinon des problèmes sécuritaires très graves. Le Tchad a intérêt à ce qu’une solution politique et rapide soit trouvée. Mais quel rôle le gouvernement de Ndjamena, incapable d’accepter de compromis politique avec sa propre opposition, pourra-t-il jouer dans une situation aussi compliquée que celle de la Libye ? Surtout que l’Union africaine elle-même est tragiquement impuissante à trouver une « fenêtre d’entrée » entre l’aveuglement de Kadhafi, les « bombardements humanitaires » de l’Otan et l’immaturité du mouvement insurrectionnel. originaires de l’est de la Libye, un peu partout au Tchad. Parmi leurs illustres descendants, on peut citer le général Abubakar Yunus Jaber, chef de l’armée libyenne depuis le coup d’État de septembre 1969, et feu Ibrahim Bishari, chef des services de renseignements, tous deux nés au Tchad et de mères tchadiennes. Dans l’autre sens, l’afflux causé par la guerre, la sécheresse et le boom pétrolier se traduisit par la présence de centaines de milliers de Tchadiens en Libye. Parmi ces immigrés, ceux qui étaient originaires de groupes plus ou moins apparentés à certaines tribus d’origine libyenne ont essayé de prendre la nationalité libyenne en se prévalant de la « loi du retour », promulguée par le pouvoir de Tripoli. Ces parentés s’appuient parfois sur une simple coïncidence homonymique. Ces réalités ont été utilisées par la partie libyenne, pour revendiquer non seulement la bande d’Aozou mais pratiquement toute la moitié nord du Tchad.

ENTRE CES DEUX FRÈRES ENNEMIS, LES RANCŒURS
ET LA MÉFIANCE SONT ENCORE VIVES.

Tchad/Libye L’imbrication socio-historique entre les deux pays dépasse largement le cadre classique de communautés à cheval sur les deux frontières.

N’Djamena redoute des problèmes
sécuritaires très graves, du fait
de l’afflux de Libyens. Gamma

TCHAD: Secret défense:Trafic d'essence au Tchad : un brigadier du SEA fait l'objet de poursuites judiciaires

Les faits remontent à décembre 2009. Un brigadier du Service des essences des armées (SEA), affecté à N'Djaména (Tchad) a un accident de la circulation, sans gravité, à l'extérieur du camp français. Sur place, les gendarmes de la prévôté constatent qu'il reste 3000 litres de carburant dans la citerne de son camion, alors qu'elle aurait dû être vide. Ce carburant est destiné à alimenter la centrale électrique de la base. Les enquêteurs découvrent que le brigadier allait revendre son chargement en ville... Mis aux arrêts, puis rapatrié en France, il fait l'objet d'une enquête de commandant qui aboutit à la résiliation de son contrat et à son renvoi de l'armée. Le ministère de la Défense a décidé, en mai dernier, de porter l'affaire devant la justice en déposant une plainte

Tchad : Les nouveaux députés entrent en fonction

(N’Djaména, 20juin 2011) – La séance inaugurale d’investiture des 188 députés n’a été que de courte durée. Après le contrôle de la liste de présence par le doyen d’âge du groupe, et la petite allocution qu’il a prononcée pour inviter ses collègues à des échanges courtois pendant leur mandat, l’ordre du jour, qui prévoyait l’élection des membres du bureau et leur installation, a été reporté sine die. « Nous vous convoquerons par un communiqué radiodiffusé pour ces deux points », les a-t-il informés. Dans les coulisses, l’on laisse entendre que les concertations n’ont pas encore eu lieu, il est dans ces conditions prématuré de parler d’élection. Un conseiller de l’ancien président de l’Assemblée nationale affirme que tout se déroulera à hui clos, hors de toute présence étrangère.

En dépit de cette fausse note, le doyen d’âge a rappelé à ses collègues que l’actuelle assemblée nationale compte 24 femmes au lieu de 9 précédemment. 30 partis y font également leur entrée alors que la législature qui vient de s’achever n’en comptait que 17.

Laoro Gondjé

lundi 20 juin 2011

La Télé Tchad a son studio numérique. Mais combien ont-ils détourné avant la réalisation.

C’est le premier ministre Emmanuel Nadinagr qui a présidée il y a quelques jours, la cérémonie inaugurale de ce studio numérique

Améliorer les conditions de travail des journalistes et les amener au professionnalisme reste une des préoccupations majeures du gouvernement Tchadien en dotant la télévision nationale tchadienne de ce studio numérique dont le coût s’élève à plus d’un milliard FCFA. L’acquisition des équipements techniques et des éléments de décor résulte de deux contrats signés entre le gouvernement Tchadien et la société Computer Golf; (une société de droit tchadien). Cependant, le bâtiment abritant ce nouveau studio a été réalisé par Zam-Zam, une autre entreprise de droit tchadien pour un montant de 315. 690 700 FCFA. Ce studio est composé du côté régie, d’un ensemble d’équipements techniques entièrement numériques, d’un studio polyvalent climatisé constitué d’un plateau de débats et d’un plateau de journal, équipé de quatre caméras dont deux robotisées et une munies d’un téléprompteur pour une meilleure présentation du journal parlé.


Il est aussi doté d’un système d’éclairage froid, de quatre bancs de montage sous mac dont deux en cellule d’enregistrement, d’un desk des présentateurs des journaux, d’une salle de maquillage, d’une salle d’attente pour les invités, d’un onduleur de protection de 20 kva avec une autonomie de 2h pour pallier les coupures du secteur. Le studio polyvalent dont le mur, le sol et le taux plafond sont traités acoustiquement permet de réaliser le journal et plusieurs autres émissions dans des décors variés tandis que le Green Key offre de multiples possibilités de décors virtuels.

Pour le Directeur Général de l’ONRTV, M. Doubaye Keleountoin, ces nouveaux équipements permettent désormais à l’office d’améliorer considérablement la production des journaux télévisés et des émissions de la télévision nationale tchadienne. «Ce studio est le premier du genre depuis la création de la télé-Tchad, premier du genre également dans la sous région. Cet outil entièrement numérique marque aussi et il faut le noter, une amorce de migration de la télé-Tchad au tout numérique» affirme le DG de l’ONRTV. Pour le chef du département de la communication, Pahimi, Kalzebé Deubet, ce studio vient renforcer les professionnels de la communication de l’office à aller de l’avant dans le professionnalisme. Il a invité en outre, les journalistes à donner le meilleur d’eux-mêmes pour ne pas décevoir des millions des téléspectateurs qui suivent au quotidien la télévision nationale Tchadienne.